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Quelques mots sur la radioactivité

        Il y a émission radioactive lorsque certains éléments naturellement instables, comme l’Uranium, l’Iode ou le Césium, décident de se transformer pour parvenir à un état stable.
Cette transformation s’accompagne d’une importante production de chaleur et d’une disparition de matière. Chaque isotope radioactif se désintègre en émettant un rayonnement ionisant qui peut être peu pénétrant : rayon bêta (un électron), rapidement absorbé par la matière : rayon alpha (noyaux d’hélium), ou très pénétrant : rayon gamma (photon).

fission

La « période » d’un élément radioactif est le temps nécessaire pour que la moitié de cet élément devienne stable. Elle varie selon les radio-éléments.
La période du Césium 137 (137Cs) est de 30,2 ans. C’est-à-dire que 10 000 Bq/m² de 137Cs deviennent 5000 Bq/m² au bout de 30,2 ans et 2 500 Bq/m² au bout de 60,4 ans.
La période de l’Iode 131 est de 8 jours, c’est-à-dire que ses effets nocifs disparaissent relativement rapidement.
Par contre, la période du plutonium est de 24 384 ans. Autant dire que les zones situées à proximité immédiate de la centrale de Tchernobyl, sur lesquelles d’importantes quantités de plutonium sont retombées, sont contaminées à jamais.
Le rythme auquel se produit ce processus de désintégration radioactive s’appelle l’activité de l’élément et se mesure en becquerel (bq), en honneur à Henri Becquerel qui découvrit la radioactivité en 1896.
Un becquerel correspond à la désintégration d’un atome par seconde.
Une mesure de radioactivité exprimée en bq/m² ne mesure pas des effets biologiques ou pathologiques ; elle relate le niveau d’instabilité de la zone et, indirectement, le niveau de rayonnement auquel sont soumis les organismes qui s’y trouvent.
Les effets de ce rayonnement sur la santé vont dépendre du type de rayonnement, de l’intensité de celui-ci, de la durée d’exposition et des organes exposés.
Pour mesurer l’impact biologique du rayonnement, une autre unité de mesure est employée le « Severt ». Cette unité de mesure tient compte des caractéristiques du type de rayonnement en cause et de son aptitude à endommager les cellules et les tissus d’un organisme.

Le corps humain est exposé régulièrement dans son environnement quotidien à des irradiations d’origine naturelle. Cette radioactivité naturelle varie ; elle est liée à certains phénomènes (éruptions solaires, rayonnement cosmique, orages géomagnétiques, nature du sol, …).
La dose moyenne d’irradiation naturelle reçue par l’homme est de 1,5 à 2 milliseverts (mSv), soit 2 millième de severts.
Un autre élément radioactif peut également se retrouver dans les habitations : le radon. La Commission Européenne recommande que l’exposition au radon n’excède pas 200bq/m3 d’air ambiant.

En savoir plus sur la radioactivité

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