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Liouba Lorr'Ukraine

L'Ukraine, terre de contrastes

Superficie : 603.550 km²
Point culminant : 2.061 mètres
Population : 48 millions d’habitants
Langues : ukrainien, russe
Devise : Liberté, Accord, Bonté
Fête nationale : 24 Août
Monnaie officielle : Hryvnia
Températures moyennes : - 5° en janvier, 21° en juillet

carte

      Par sa position, son Histoire et sa culture, l’Ukraine, comparable à la France par sa superficie, est la plus européenne des Républiques issues de l’ex-Union Soviétique.

Sans réelle frontière naturelle, l'Ukraine a, de tout temps, été une grande zone de passage.

Elle fut longtemps sous domination de ses puissants voisins, Lituanie et Pologne à l’Ouest et Russie à l’Est, avant de basculer dans l’Union Soviétique. Sous domination de l’URSS pendant près de trois quarts de siècle, l’Ukraine acquiert son indépendance en août 1991.

L'hetman Bogdan Khmelnytsky
L'hetman Bogdan Khmelnytsky

Avant l'indépendance, l’économie ukrainienne ne constituait qu’un sous-ensemble de l’URSS. Depuis, elle peine à trouver sa stratégie de développement. L'économie planifiée et centralisée a laissé la place à un capitalisme sauvage et à la corruption, au préjudice des classes sociales les plus démunies.

Cette situation profite à quelques opportunistes qui ont bâti de véritables empires financiers dans l'immobilier ou l'industrie.

L’économie, parfois souterraine, est souvent aux mains de groupes mafieux qui influencent les processus politiques, économiques et sociaux.

marché à Ména

La situation économique du pays est catastrophique. Elle s'est aggravée ces dernières années. Avec un revenu moyen de 220€ par mois, le niveau de vie est un des plus faibles d’Europe.

Beaucoup doivent cumuler plusieurs emplois. Les écarts de revenus se creusent entre certains privilégiés et le reste de la population. Alors que les salaires stagnent (lorsqu’ils sont payés), les prix s’envolent.

Les salaires des professeurs et des médecins sont parmi les plus bas. La désorganisation économique profite aux opportunistes, aux plus téméraires, aux plus corrompus. La solidarité et l'entraide ne figurent pas dans les priorités du quotidien et le bénévolat est perçu comme une étrangeté.

Tout s’achète et tout se vend, diplômes, soins, et même le vote des électeurs. On peut même embaucher des manifestants sur internet.

Rien n’est gratuit ; faute de moyens, les écoles doivent faire appel à l’argent des parents pour le fonctionnement quotidien. Les hôpitaux disposent de moyens dérisoires pour fonctionner. Repas, pansements et médicaments ne sont, bien sûr, pas pris en charge.

Mais le pays est aussi frappé par une crise démographique sans précédent. Avec une très faible natalité (1,2 enfant par femme), une espérance de vie parmi les plus faibles d'Europe (68 ans) et le départ d'une partie de sa population pour l'étranger, le pays a perdu 7 millions d'habitants en 10 ans.

En 2020, il ne devrait rester que 30 des 47 millions d'habitants qui peuplaient l'Ukraine le jour de son indépendance.

tchernobyl
L’accident de Tchernobyl n’est pas étranger à la situation du pays.














orange
Novembre 2004, la fièvre « Orange » gagne la capitale

Et pourtant, en plein hiver 2004/2005, le peuple ukrainien, que l’on disait atone, inerte, s’est levé.

Par centaines de milliers, les partisans de l’opposition, organisés, déterminés mais pacifiques, ont envahi les rues gelées de Kiev.
Arborant l’orange de l’opposition, les Ukrainiens ne veulent pas reconduire un régime rongé par les scandales.

femme

Après des élections truquées, la Commission électorale reconnaît la victoire de Viktor Iouchtchenko en qui tous les Ukrainiens placent leurs espoirs.

Les élections générales de 2007 conduisent au pouvoir l'égérie de la Révolution Orange, la belle Yuliya Tymochenko. Après plusieurs années d'instabilité politique, c'est face à Yuliya Timochenko et à son éternel rival, Victor Ianoukovitch, que se retrouve Victor Iouchtchenko lors des élections présidentielles de 2010.



Le pays est lassé des promesses non tenues et de la crise économique qui affecte durement la population. Le président en exercice, avec 5% des suffrages, ne passe pas le premier tour des élections qui portent au pouvoir le pro-russe Victor Ianoukovitch en Février 2010.

bleus
Hiver 2010, «les bleus» remportent les élections présidentielles,
les espoirs de la révolution Orange ont laissé place à la déception ...

L’opposante Yuliya Timochenko est aussitôt emprisonnée et condamnée à 7 ans de réclusion. Après avoir modifié la constitution, le nouveau Président, entouré d’oligarques affairistes, met le pays en coupe réglée et accapare les richesses du pays au profit d’un petit nombre. Le pays est gangréné par la corruption qui ruine l'Etat et menace les libertés individuelles.

Avec la crise mondiale, le pays est au bord de la banqueroute. Après avoir fait miroiter aux Ukrainiens un rapprochement avec l’Union Européenne, Victor Ianoukovitch fait volte-face et signe un accord de coopération avec la Russie qui s’engage à baisser le prix du gaz de 30% et qui est moins regardante quant à l’utilisation des 15 milliards de dollars de prêt accordé.
Aussitôt le peuple se soulève. Maïdan, la Place de l’Indépendance à Kiev, devient le cœur de la contestation.

Maidan 1

D’abord pacifique, la manifestation dégénère en lutte armée face aux intransigeances du gouvernement et se termine dans un bain de sang le 20 février 2014. Les Irkouts, la police spéciale, tirent sur les manifestants. 130 personnes y trouveront la mort.

La médiation de l’Union Européenne permet de stopper les affrontements, mais c’est finalement la Rada, le parlement ukrainien, qui destitue Victor Ianoukovitch, rétablit la constitution de 2004, libère Yuliya Timochenko et ordonne de nouvelles élections.

Maidan 2

Le pays est plus que jamais divisé. Les vieux clivages ressurgissent.

L’Ouest et le Centre du pays penchent pour un rapprochement avec l’UE. L’Est et la Crimée, Russophones, prônent un rapprochement avec la Russie.
Profitant du désordre et de l'inertie des pays occidentaux, Vladimir Poutine ordonne l'invasion de la Crimée. Des "milices pro-russes", en fait, des soldats de l'armée russe, occupent la province ukrainienne et organisent un référendum d'auto détermination.
A l'issue d'un référendum largement boycoté par les minorités, la Crimée proclame son indépendance et demande son rattachement à la Russie.

Maidan 3

En s'appuyant sur son opinion publique à qui il a fait croire que l'Ukraine était aux mains des fascistes, V. Poutine annexe la province de Crimée, qui représente un enjeu stratégique majeur pour la Russie.

Vladimir Poutine, profitant de l’inertie de l’Europe engluée dans ses contradictions politico-économiques profite pour avancer ses pions dans les provinces de l’Est, en finançant et en armant des milices pro-russes qui montent à l’assaut des bâtiments publics, armées de Kalachnikovs et de lances roquettes.

Maidan 4

On propose aux sympathisants 100€ par jour pour rejoindre les milices pro-russes, ce qui correspond au salaire mensuel moyen dans la région. Un argument de poids en cette période de crise ...

Dombass1
La guerre civile commence et la liste des victimes s’allonge de jour en jour ...

Les séparatistes du Dombass, épaulés par l'armée russe et par des fanatiques de la grande Russie qui prônent l'annexion d'une partie de l'ancienne union soviétique proclament l’indépendance des régions Est de l’Ukraine. Les forces en présence sont totalement déséquilibrées. Les jeunes soldats de l'armée ukrainienne sous-équipés meurent par milliers et des centaines de milliers de réfugiés fuient les zones de combats. Le pays s'enfonce dans une crise économique sans précédent dans l'indifférence générale ...

Dombass2

















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